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Les fêtes Païenne

Yule
:
vers le 21 décembre
(dépendant du solstice d'hiver) La Déesse donne
naissance à un fils, le Dieu, au moment de Yule.
Le solstice d'hiver est considéré depuis
longtemps comme une période de naissances
divines. Yule est l'époque de la nuit la plus
longue et du jour le plus court de l'année.
Après ce jour le temps d'ensoleillement augmente
jour après jour. La Déesse donnant naissance au
Dieu, qui est représenté par le soleil, marque
ainsi la renaissance de la lumière. L'enfant
Dieu grandissant est le soleil qui se fait de
plus en plus présent. Les sorcières célèbrent
souvent Yule juste avant l'aube et ce jusqu'au
levé du soleil. Par conséquent, il est d'usage,
chez les sorcières, d'allumer des chandelles ou
de faire des feux pour accueillir le retour de
la lumière solaire. Plongée dans le sommeil
pendant l'hiver de l'enfantement, la Déesse
récupère après l'accouchement. Yule constitue un
vestige des rituels primitifs célébrés pour
hâter la fin de l'hiver et la fécondité du
printemps. De nos jours, cette célébration nous
rappelle que la mort apporte finalement une
renaissance.
Imbolc :
2 février Imbolc souligne
le rétablissement de la Déesse après que
celle-ci eut donné naissance au Dieu.
L'allongement des jours la tire de son sommeil.
Le Dieu est maintenant un jeune homme robuste,
mais son pouvoir se fait sentir pendant les
jours les plus longs. Sa chaleur fertilise la
terre et fait germer les graines. Dès lors le
printemps fait son apparition. Sabbat de
purification après la réclusion de l'hiver,
grâce au pouvoir régénérateur du Soleil, Imbolc
est également une célébration de la lumière et
de la fertilité, qui était jadis célébré en
Europe par des brasiers, des flambeaux et le feu
sous toutes ses formes. Le feu représente ici
aussi bien notre illumination et notre
inspiration personnelle que la chaleur et la
lumière. C'est l'une des époques traditionnelles
d'initiation et par conséquent, des rituels
d'engagement personnel.
Ostara :
vers le 21 mars
(équinoxe du printemps) Les énergies de la
nature passent subitement de la léthargie
hivernale à l'exubérance printanière. Sortant
précipitamment du sommeil, la Déesse couvre la
terre de fertilité, pendant que le Dieu se
développe et gagne en maturité. Il parcourt les
champs verdoyant et se réjoui de la luxuriance
de la nature. Ostara étant l'équinoxe du
printemps, le jour et la nuit ont la même durée.
La lumière l'emporte sur les ténèbres ; la
Déesse et le Dieu poussent les animaux sauvages
à se reproduire. Ostara est l'époque des
commencements, le temps d'agir et de "semer "
des incantations pour récolter des grains, de
s'occuper des jardins rituels.
Beltane :
30 avril À Beltane le Dieu devient homme. Exalté
par les énergies à l'Oeuvre dans la nature, il
désire la Déesse. Ils tombent alors amoureux,
s'étendent sur le lit de verdure au milieu des
fleurs et s'unissent. La Déesse devient enceinte
du Dieu et les sorcières célèbrent la fertilité.
Beltane est aussi appelée fête du Premier mai.
Jadis, les arbres de mai, symbole phallique par
excellence, étaient au centre des célébrations
rituelles. Plusieurs se levaient à l'aube pour
cueillir des fleurs, des rameaux verts dans les
champs et les jardins, les utilisant pour se
parer ou pour décorer l'arbre de mai et leur
demeure. Les fleurs et la verdure représentent
la Déesse, tandis que l'arbre de mai représente
le Dieu. Beltane signifie le retour de la
vitalité, de l'union, et de la sensualité.
L'arbre de mai est intégré au rituel entourant
la journée de Beltane, et la célébration se
déroule toujours autour du chaudron, signe de la
Déesse, l'essence de la féminité,
l'aboutissement de tout désire.
Litha :
vers le 21 juin (solstice
d'été) Litha se produit lorsque la nature est à
l'apogée de sa puissance. La terre nage dans la
fertilité de la Déesse et du Dieu. Le solstice
d'été est donc une période favorable aux
pratiques de magies d'amour. Jadis on allumait
des feux de joie pour favoriser la fertilité,
l'amour, la purification, la santé. Le feu
représente le soleil que l'on fête en cette
période où les jours sont les plus longs.
Lughnasadh :
1er août.
Allégoriquement, les forces du Dieu décroissent
aussi alors que le soleil se lève toujours plus
au sud chaque jour et que les nuits rallongent.
La Déesse demeure, avec une tristesse mêlée de
joie, consciente que le Dieu est mourant et que
pourtant il vit en elle, dans l'enfant qu'elle
porte. L'été s'en va et les sorcières retrouvent
sa chaleur et sa générosité dans la nourriture
qu'elles mangent. Chaque repas représente un
acte d'harmonisation avec la nature et nous
rappelle que rien n'est permanent dans
l'univers.
Mabon :
vers le 21 septembre
(équinoxe d'automne) Mabon marque l'achèvement
des récoltes commencées à Lughnasadh. Une fois
de plus, les jours et les nuits sont égaux, en
état d'équilibre, alors que le Dieu se prépare
lui à quitter son corps physique pour
entreprendre la grande aventure dans
l'invisible, pour se régénérer et renaître de la
Déesse. La nature à son déclin retire ses dons,
se prépare au repos hivernal. La Déesse somnole
sous les feux faiblissants du Soleil, même si le
feu brûle en son sein. Elle sent la présence du
Dieu alors même qu'il s'affaiblit.
Samhain :
31 octobre Les
sorcières font leurs adieux au Dieu. Mais ce
n'est qu'un au revoir, le Dieu n'est pas
enveloppé des ténèbres éternelles; il se prépare
à naître de nouveau de la Déesse à Yule.
Samhain, également appelée Veille de novembre,
fête des Morts, fête des Pommes. Samhain est un
temps pour réfléchir, pour revenir sur l'année
qui vient de s'écouler, pour accepter un
phénomène de la vie qui échappe à notre
contrôle, la mort.
Le voile qui sépare le
monde matériel et celui des esprits est très
mince cette nuit-là. Les sorcières se
souviennent de leurs ancêtres et de tous ceux
qui les ont précédés dans la mort. Après la fête
de Samhain, les sorcières célèbrent celle de
Yule, complétant ainsi la " roue de l'année "
Tout cela peut vous paraître bien mystérieux du
fait de la compréhension du pourquoi le Dieu est
le fils de la Déesse et par la suite son amant.
Ce n'est pas ici une histoire d'inceste, c'est
un symbolisme.
La Déesse et
le Dieu ensemble perpétuent le cycle de la vie,
étant signe de fertilité, de régénération. Ils
sont la preuve que la mort n'est jamais une fin
en soi, qu'elle apporte une renaissance, que la
vie est en perpétuelle évolution. Ils
symbolisent la roue de la vie.
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